Les engagements ouverts resteront ouverts à la signature jusqu’au 31 décembre 2020.

La confiance dans l’action humanitaire

La confiance est le fondement même de l’action humanitaire. L’accès du Mouvement aux personnes en détresse, l’appui qu’il reçoit et le respect de sa mission dépendent tous de la confiance que lui accordent les personnes et les communautés auxquelles il vient en aide, les autorités et le grand public.

Le thème de la confiance dans l’action humanitaire a été inscrit à l’ordre du jour de la XXXIIIe Conférence internationale compte tenu de la perte de confiance actuelle dans les institutions et les gouvernements, de l’accroissement de la vigilance publique et des appels en faveur d’un renforcement de l’intégrité et de la redevabilité. Cette commission a examiné comment les composantes du Mouvement peuvent œuvrer en collaboration avec les États afin de maintenir et renforcer la confiance dans une action humanitaire fondée sur des principes.

Note conceptuelle sur la confiance

Cette commission a consisté en une séance plénière d’ouverture, une seconde plénière (au cours de laquelle les thèmes des jours précédents ont été abordés à travers le prisme de la confiance) et trois séances thématiques, détaillées ci-dessous.

  • 1. Bâtir la confiance grâce à l’interaction communautaire et la redevabilité : quels changements fondamentaux sont nécessaires ?

    L’interaction avec les communautés et la redevabilité sont de plus en plus reconnues comme une priorité de premier plan – indispensables pour atteindre l’excellence opérationnelle, renforcer l’acceptation et la confiance et contribuer à la résilience à long terme des communautés. Cette approche offre aux communautés et aux acteurs locaux un rôle de partenaires à part entière dans l’action humanitaire et garantit que les points de vue des plus vulnérables sont pris en compte dans les programmes et opérations. Des efforts importants ont été entrepris afin que les composantes du Mouvement s’engagent à renforcer et améliorer l’interaction communautaire et la redevabilité. Mais des changements fondamentaux demeurent nécessaires si l’on veut accroître la participation des personnes que nous servons ainsi que notre redevabilité à leur égard.
     
    Cette séance thématique visait à débattre des changements fondamentaux qui doivent être opérés pour renforcer la participation des communautés et nous montrer plus redevables envers elles. Les participants ont développé une vision commune de la corrélation entre la confiance et l’interaction communautaire, échangé des exemples d’initiatives réussies et identifié les mesures qui doivent être prises collectivement.
     
    Documents associés :
    • Résolution 1, « Engagements du Mouvement en matière d’interaction avec les communautés et de redevabilité » (CD/19/R1) et le document de référence correspondant (CD/19/6)
    • Modèle d’engagement : Instaurer et renforcer la confiance dans l’action humanitaire par le biais de l’interaction avec les communautés et de la redevabilité
    • Fiche d’information sur les ingrédients clés d’une interaction communautaire réussie
  • 2. L’intégrité et le partage des risques

    Les composantes du Mouvement doivent respecter les normes les plus strictes en matière d’intégrité, dans la mesure où des comportements contraires à l’éthique peuvent gravement éroder la confiance du public, et en particulier des communautés que le Mouvement s’emploie à aider, dans l’action humanitaire. C’est pourquoi le Mouvement se conforme aux Principes fondamentaux, au Code de conduite et à l’ensemble des obligations statutaires, réglementaires et de politique générale, lesquels constituent les bases d’une action humanitaire fondée sur des principes. Les donateurs ont eux aussi un rôle à jouer en promouvant et en soutenant les procédures et mécanismes relatifs à l’intégrité, tout en veillant dans le même temps à ce que leurs exigences en matière de conformité n’aboutissent pas à un transfert des risques ayant pour effet de réduire la capacité des organisations à mener une action humanitaire fondée sur des principes.
     
    Cette séance a permis d’identifier les points de convergence et les points de tension existant dans les pratiques en matière d’intégrité des acteurs humanitaires, et d’engager un dialogue sur les mesures à prendre collectivement.
     
    Documents associés :
    • Résolution 2, « Déclaration du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur l’intégrité » (CD/19/R2)
    Chapitre de la Stratégie 2030 de la Fédération internationale consacré à la confiance et la redevabilité
  • 3. Créer un environnement propice à une action humanitaire fondée sur des principes

    Il ne peut y avoir de confiance sans action humanitaire efficace et fondée sur des principes, et celle-ci nécessite un environnement propice. Or les États, par leurs pratiques, peuvent créer un environnement soit propice, soit défavorable.
     
    Cette séance a examiné comment instaurer – aux niveaux local, national et mondial – un environnement propice à une action humanitaire fondée sur des principes. Les participants ont notamment clarifié les rôles des acteurs concernés, identifié les principales difficultés et leur impact, présenté des exemples de bonnes pratiques et étudié les réponses collectives qui pourraient être apportées.

    Documents associés :
    Pas de laissés-pour-compte, Rapport sur les catastrophes dans le monde, Fédération internationale, 2018